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La conscience écologique de Bianca Gervais

Isabelle Hontebeyrie
 
Bianca Gervais prête sa voix à Mélanie, l’amoureuse de Walter le bricoleur. © SIRA CHAYER/AGENCE QMI
MONTRÉAL - Le duo formé de Walter et Tandoori, héros de la série télévisée du même nom, arrivent au grand écran en fin de semaine, juste à temps pour les fêtes.

Dans le Le Noël de Walter et Tandoori, Bianca Gervais prête sa voix à Mélanie, l’amoureuse de Walter le bricoleur, et c’est avec passion qu’elle a plongé dans cette histoire d’écologie.

Malgré plus de 10 ans dans le domaine du doublage, Bianca Gervais se défend d’être une pro. «J’ai encore tellement de choses à apprendre», a-t-elle dit à l’Agence QMI quelques jours avant la sortie sur les écrans de Le Noël de Walter et Tandoori. Et pourtant... elle a déjà été la voix de Rose Byrne, de Mary-Kate Olsen et de Freida Pinto dans Les immortels, qui a pris l’affiche le 11 novembre.

C’est sans aucun doute ce CV de poids qui a incité la production à la contacter. «Quand j’ai découvert la série télé, j’ai eu un véritable coup de cœur», détaillait celle qui a visionné les épisodes avant de commencer le doublage du long métrage. «Je me suis bidonnée, j’ai trouvé ça drôle et maintenant, je le porte dans mon cœur.»

Si Bianca Gervais n’a pas nécessairement besoin d’être en accord avec les actes d’un personnage pour le doubler, celui de Mélanie l’a fortement intéressée. En effet, dans Le Noël de Walter et Tandoori, la jeune fille qui fait pousser des légumes biologiques perd ses clients après l’implantation d’une grande surface dans le petit village de Trois-Montagnes.

«Pour une fois, on parle de conscience écologique sans que ce soit kétaine, gnangnan ou moralisateur. Oui, il faut faire attention à la planète si mes enfants veulent avoir des enfants. C’est simplement ça: il faut faire sa part. Il faut arrêter l’eau quand on se brosse les dents, recycler et chicaner papa et maman s’ils ne le font pas, etc. Ce sera déjà un grand pas.»

Fait rarissime, Sylvain Viau, le créateur des personnages de la populaire série télévisée, vendue à plus de 40 pays, et réalisateur du film, était présent sur le plateau de doublage. Bianca Gervais a donc interagi avec lui de la même manière que pendant un tournage «normal».

«Il avait une ouverture d’esprit. Ses yeux s’illuminaient quand on disait une phrase de la façon qu’il avait en tête», explique-t-elle. «Sylvain était super réceptif aux idées. Ses consignes étaient très différentes [de celles d’un réalisateur sur un plateau classique]. Je ne considère pas le doublage comme un art de second plan, ce n’est pas une porte de sortie si un jour mon métier va moins bien. C’est vraiment un art super complexe, très difficile à maîtriser.»

Bianca Gervais a précisé vouloir s’éloigner des rôles de jolie fille à la télévision. Mais, pour le doublage, elle ne choisit pas ses engagements de la même manière. «Je veux aller vers une direction différente, des rôles moins de séduction. Je ne veux plus jouer les pitounes. Mais dans un cadre de doublage, je m’efface et je prête ma voix à un personnage. Idéalement, je ne veux pas que les gens reconnaissent ma voix parce que cela bloque l’imaginaire du spectateur. Dans le doublage, j’essaie de faire un copier/coller le plus fidèle possible de ce que l’acteur a choisi», a-t-elle dit.

«Je n’ai pas l’orgueil de choisir ou d’approuver le message, je m’efface complètement. Pour moi, l’acteur a déjà fait ses choix. Ce n’est pas à moi, en tant que doubleuse, de faire d’autres choix. Je ne me permettrais pas de mettre ma couleur.» 

 
 
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Walter et Tandoori: rêver d'un Noël vert

Le temps des Fêtes est une période de réjouissances, de magie… et de surconsommation. Il a donc semblé tout indiqué à Sylvain Viau d’y situer, à la demande de Radio-Canada, l’action du long métrage qu’il a tiré de sa série Walter et Tandoori. «J’ai quand même trouvé important d’inclure une note positive : je ne voulais pas noircir la période des Fêtes!» précise-t-il. 

Destiné aux jeunes de 8 à 12 ans, le dessin animé, qui a vu le jour au petit écran en 2005 à TV5, puis à VRAK.TV et finalement à Radio-Canada, met en scène Walter (voix de Rick Jones), un environnementaliste convaincu qui s’exprime par ono matopées, et Tandoori (voix de Benoît Brière), son ami poulet à l’accent indien. Dans le long métrage, leur village doit faire face à une multinationale polluante qui s’y implante juste avant Noël et nuit au commerce local.

Recyclage, consommation locale, végétarisme, tout y passe. «C’est assez intense au niveau écologique, admet le réalisateur, qui s’est no tamment adjoint les services d’Alex Epstein (Bon Cop, Bad Cop) à la scénarisation. Mais les enjeux écologiques passent davantage au niveau visuel que par les dialogues; j’en suis assez content.»

Selon le cinéaste, les jeunes sont peut-être plus sensibles que les adultes aux problèmes environnementaux. «Il faut dire qu’ils en parlent beaucoup à l’école, hasarde-t-il. C’est pour ça que le personnage fonctionne si bien, je crois.»

Fait intéressant, Walter et Tandoori est le premier long métrage intégrant la technologie de conversion 3D SENS Pro, et Sylvain Viau a eu la bonne idée de s’intéresser aux réactions des enfants à celle-ci. «On a mesuré le niveau de to lé­rance à la stéréoscopie des jeunes, dit-il. Étonnamment, je ne crois pas que ça avait déjà été fait pour la 3D!»  

Le Noël de Walter et Tandoori 3D à l'affiche le 11 novembre

Alliance Vivafilm sortira en salles le premier long métrage intégrant la technologie de conversion 3D SENS Pro, «LeNoël de Walter et Tandoori 3D», une réalisation de Sylvain Viau. 


Ce dernier a imaginé, il y a une dizaine d’années, le personnage de Walter, un inventeur et spécialiste du recyclage au tempérament enfantin, ainsi que Tandoori, le poulet, son ami inséparable. Dès le 11 novembre, le public découvrira sur grand écran, en 3D, les personnages de Walter et Tandoori qui célèbrent Noël. La série «Walter et Tandoori» obtient depuis plusieurs années un vif succès auprès du jeune public de Radio-Canada les week-ends. 

Synopsis 
Un village, un homme d'affaires douteux et chevronné, un poulet qui parle, un troupeau de dindes récalcitrantes courant dans tous les sens pour ne pas être mangées à Noël et un héros vraiment pas comme les autres. 

Walter, inventeur et recycleur qu'il est, s'en prend au grand manitou d'affaires, Bill Compteur pour sauver le village pittoresque de Trois-Montagnes. Juste à temps pour la folie furieuse des achats de Noël, M. Compteur ouvre une gigantesque surface commerciale dans le village, faite de promesses vides concernant la production et consommation écologiques. En fait, il encourage tous les citoyens à acheter! acheter! ET ACHETER! Le copain de Walter, Tandoori, un poulet qui parle avec un accent des Indes orientales, est séduit par les promesses de Compteur, inconscient du fait que l'homme d'affaires veut le manger pour Noël... faute de dindes! De son côté, toujours sur ses gardes face à un problème pouvant toucher l'environnement, Walter commence à remarquer une dégradation de la qualité de l'eau et de l'air ainsi qu'une nouvelle attitude de la part des résidents qui préconisent soudainement la notion de jeter et ré-acheter au lieu de réutiliser et recycler. Timide mais audacieux en même temps, Walter se trouve des défis de taille: venir à la rescousse d'une petite fille, détourner une inondation, demander de l'aide à un troupeau de dindes errantes et sauver son copain de l'assiette de Compteur, tout en poursuivant l'amour de sa vie, Mélanie. 

Une toute nouvelle technologie 
Pour réaliser le long métrage d’animation 3D, l’équipe est repartie du point de départ, c’est-à-dire les tout premiers dessins du personnage imaginé par Sylvain Viau, pour revoir son évolution en 2D. C’est grâce à un investissement de Fondaction que la franchise a pu s’étendre. «L’animation de la série télévisée était faite en Asie, note Susane Bélec. L’argent de Fondaction nous a permis de ramener le travail au Canada. Le fait d’avoir Alliance Vivafilm comme distributeur au Québec a eu un impact sur la production.» En fait, le fait de passer de la 2D à la 3D vient de la demande de ce distributeur et des salles de cinéma. L’équipe de production a travaillé dans un premier temps avec le logiciel Harmony Software. Pour la conversion de la 2D à la 3D, un travail qui a pris trois mois, elle a utilisé la technologie 3D SENS Pro, un produit québécois. 

La technologie de conversion 3D SENS Pro est idéale pour la conversion de films pour le cinéma et rencontre les exigences de qualité des studios ainsi que des spectateurs tout en offrant une expérience de visualisation 3D supérieure. 3D SENS Pro (en attente de brevet) de I3DScope permet aux détenteurs de contenu ainsi qu’aux studios de postproduction de transformer leur contenu cinéma et télé en 3D tout en s’assurant de fournir les meilleurs résultats en comparaison avec les techniques et processus habituellement en place. Ces innovations facilitent la génération de nouveaux titres et permettent de plus de tirer profit des catalogues de films existants. Enfin, 3D SENS Pro réduit fortement la complexité associée au tournage d’un film directement en 3D tout en éliminant le besoin de remplacer la chaîne de postproduction déjà en place et en rencontrant les contraintes de budget et de cédules des studios. 

Produit par Corporation Image Entertainment Inc. et distribué par Alliance Vivafilm, «Le Noël de Walter et Tandoori 3D» prendra l’affiche à Montréal et Québec le vendredi 11 novembre.

Le Noël de Walter et Tandori, de la série 2D au film 3D

Un peu plus d’une décennie plus tard, le public le découvrira au grand écran, en 3D, en novembre 2011. Lors d’une table ronde organisée dans le cadre du Festival international d’animation d’Ottawa, Susane Bélec, directrice de production, Bonita Siegel, directrice de la création, et Thomas LaPierre, directeur d’écriture, de Image Entertainment, ont raconté comment la série est passée au grand écran. 

«C’est très amusant de travailler avec un personnage comme Walter, raconte Bonita Siegel. Il livre un message écologique, mais le tout doit être amusant. Une autre difficulté se trouve dans le fait que Walter s’exprime en charabia.» Cela n’a pas empêché Walter et Tandoori de se retrouver dans une série animée 2D sur les ondes de Radio-Canada. «Suite aux coproductions développées avec Marathon Productions, nous avons pu contribuer au financement de la série , précise Susane Bélec. Onze ans plus tard, le film en 3D s’est finalement réalisé.» 

Parti d’un court métrage de 2 minutes en noir et blanc, passé en série 2D, dérivé en produits et en jeu en ligne, Walter a occupé toute l’équipe de Image Entertainment. «Dès le départ, Sylvain voulait étendre la franchise de Walter, explique Thomas LaPierre. Mais cela était compliqué quand le personnage central ne parle pas vraiment. Nous avons donc permis à Tandoori, le poulet, de parler, faisant de lui le traducteur de Walter. Nous ne voulions pas que Walter prêche, mais qu’il agisse.» 

Pour réaliser le long métrage d’animation 3D, l’équipe est repartie du point de départ, c’est-à-dire les tout premiers dessins du personnage imaginé par Sylvain Viau, pour revoir son évolution en 2D. C’est grâce à un investissement de Fondaction que la franchise a pu s’étendre. «L’animation de la série télévisée était faite en Asie, note Susane Bélec. L’argent de Fondaction nous a permis de ramener le travail au Canada. Le fait d’avoir Alliance Vivafilm comme distributeur au Québec a eu un impact sur la production.» En fait, le fait de passer de la 2D à la 3D vient de la demande de ce distributeur et des salles de cinéma. L’équipe de production a travaillé dans un premier temps avec le logiciel Harmony Software. Pour la conversion de la 2D à la 3D, un travail qui a pris trois mois, elle a utilisé la technologie 3DSens, un produit québécois. 

Le budget de «Le Noël de Walter et Tandoori» est de 6 570 000 $, dont 43 % provient des crédits d’impôt, 24 % de la maison de production, 26 % des distributeurs et diffuseurs, et 7 % des investissements en différé. 


Note de la rédaction: Ce texte constitue une version mise à jour d'un article initialement paru la semaine dernière rendant compte d'une conférence tenue au Festival international d'animation d'Ottawa. Nous remercions Corporation Image Entertainment des précisions apportées concernant le budget, le montage financier et les partenaires du projet.


  |Sophie Bernard|

 

Corporation Image Entertainment remporte un Prix Gémeaux pour Walter & Tandoori

Montréal (Québec), 21 septembre 2011. C’est devenu monnaie courante depuis quelques années pour Corporation Image Entertainment (CIE), dont le siège social est à Montréal, et à ses héros écolos Walter et Tandoori de faire l’objet de marques de reconnaissance pour leurs réalisations et performances exceptionnelles, le tout dans le but de promouvoir la santé de notre chère Terre.  Dimanche dernier, nos héros ont été reconnus à nouveau, cette fois dans leur propre cour lors de la présentation de la 26e édition du prix Gémeaux dans la catégorie meilleur programme ou série d'animation. Ce gala populaire et toujours très attendu représente la version québécoise des Emmys.

 

La route vers cette victoire n'était pas garantie. Parmi les finalistes étaient présentes plusieurs productions populaires et hautement considérées, y compris 3 et moi, Petit Lapin Blanc, Vie de quartier et, bien sûr, Walter & Tandoori. "Bien qu’on ne choisisse pas de travailler dans ce domaine pour le prix qui pourrait un jour suivre, ça fait toujours plaisir d'être reconnu, surtout quand on considère les autres productions qui étaient en nomination. Cela montre à quel point les séries d’animation québécoises ont évolué " de dire avec un grand sourire, Sylvain Viau, président et fondateur de l'entreprise. Cette reconnaissance suit de près celle de l'année dernière où M. Viau s’est vu remettre le Grand Prix dans la catégorie « Médias et divertissements » au gala du Grand Prix de l’EntrepreneurMD d’Ernst & Young.  Le dernier récipiendaire dans cette catégorie fut Guy Laliberté du Cirque du Soleil en 2006.

 

La mission de CIE est de produire des projets télévisuels et cinématographiques de haute qualité pour les enfants et la famille, et ce, à l’aide de technologies de pointe. Proposant un contenu hautement divertissant, l’entreprise a rapidement su propulser ses productions dans les foyers de plusieurs continents. Walter, ambassadeur de l’écologie des dessins animés de CIE, a reçu plusieurs prix depuis 2006, année où ce populaire personnage a été présenté pour la première fois aux publics canadiens. Au nombre de ces récompenses, figurent deux prix de l’Alliance Médias Jeunesse (AMJ), l’un pour l’excellence de la production et l’autre pour son jaillissement international. Mentionnons également deux nominations précédentes aux Prix Gémeaux.

 

Tout à fait enchanté de la reconnaissance obtenue, M. Viau a déclaré : « Nous ne faisons que commencer, en réalité. Bien qu’il existe déjà de nombreux projets éducatifs et de divertissement multiplateformes à succès autour de notre propriété Walter et Tandoori, la tendance mondiale vers une sensibilisation accrue face à la situation écologique est notable. Nous vivons aujourd’hui dans une ère où il est important de renforcer les messages concernant la situation environnementale de notre planète tant auprès des jeunes que de leurs familles. Notre mission est donc de continuer dans cette direction tout en maintenant le niveau de qualité élevé pour lequel notre travail est reconnu. »

 

IEC a également coproduit plusieurs séries de renommée internationale aujourd'hui diffusées dans plus de 200 pays. Parmi celles-ci, il convient de mentionner : Totally Spies, Martin Mystère, Galaxie Académie, Chasseurs de monstres et SpieZ ! Nouvelle génération, en plus de nouveautés à être annoncées prochainement.